Journée internationale des personnes âgées le 1er octobre

En 2010, la population bruxelloise compte 155.000 seniors. D’ici à 2020, Bruxelles comptera 15.000 personnes supplémentaires de 65 ans et plus. En 2030, la population des seniors aura augmenté de quelques 43.000 personnes. Si l’espérance de vie ne cesse de croître, on constate également que la plupart des personnes âgées, même seules, souhaitent continuer à vivre le plus longtemps possible chez elles. Le fait de continuer à vivre chez soi permet à chaque personne de garder une certaine autonomie et de se sentir mieux grâce à une qualité de vie maintenue.

Maintien à domicile des personnes âgées :

Promouvoir le congé pour assistance familiale

I.                   Introduction

  • En 2010, la population bruxelloise compte 155.000 seniors.
  • D’ici à 2020, Bruxelles comptera 15.000 personnes supplémentaires de 65 ans et plus. En 2030, la population des seniors aura augmenté de quelques 43.000 personnes.
  • Si l’espérance de vie ne cesse de croître, on constate également que la plupart des personnes âgées, même seules, souhaitent continuer à vivre le plus longtemps possible chez elles. Le fait de continuer à vivre chez soi permet à chaque personne de garder une certaine autonomie et de se sentir mieux grâce à une qualité de vie maintenue.

II.                 Constats

  • En ville, alors que les personnes sont géographiquement plus proches, elles sont paradoxalement aussi plus isolées. Cela est dû, entre autres, à un rythme de vie plus dense et à l’anonymat des grandes villes.
  • En 2008, 6,3 % de la population bruxelloise de 60 ans et plus vivent dans une maison de repos et de soins. Cette proportion est plus importante que la moyenne nationale (4,9%). Cela s’explique en partie par les prix du logement à Bruxelles et par la proportion plus grande de personnes précarisées dans les grandes villes. Quand les personnes doivent avoir recours au CPAS, on constate que ces derniers préfèrent donner une place dans l’une de leur maison de repos (et donc de financer indirectement leurs propres structures) plutôt qu’une allocation qui atterrirait chez un propriétaire privé. On assiste donc au placement de personnes valides dans des maisons de repos, ce qui pose quand même question !
  • Le contact pris avec un service pour une aide à domicile augmente avec l’âge ; 5% dans la catégorie d’âge des 65-69 ans et 22,8% pour les plus de 85 ans.
  • Par ailleurs, 8,6% des Bruxellois de plus de 65 ans ont déclaré avoir pris contact avec  un service d’aide à domicile au cours de l’année écoulée.
  • Un ensemble de services à domicile, sociaux, paramédicaux ou matériels, est mis à la disposition des personnes âgées. Ces services peuvent être momentanés ou réguliers de longue durée, et ont pour objectif de sauvegarder le mieux possible l’autonomie de la personne âgée qui n’est plus en mesure d’assumer seule les tâches élémentaires de la vie quotidienne.

Soit une aide ménagère qui assure l’entretien du logement (nettoyage).

Soit une aide familiale qui effectue pour la personne âgée des tâches ménagères diverses, la réalisation de courses ou la préparation de repas, ou encore des démarches administratives; elle peut l’aider aussi à résoudre des problèmes spécifiques d’ordre médical, social ou psychologique.

Soit une aide de type infirmier (ex : soins prodigués par la croix jaune et blanche)

  • La garde des personnes âgées dans les maisons de repos coûte à l’état et à la société.
Rester chez soi et/ou la garde intrafamiliale quand elle est possible, participe à la qualité de vie et particulièrement à la santé mentale des personnes âgées. L’aide à domicile est donc un secteur qui doit être développé.

III.              Comment dès lors favoriser le maintien à domicile des personnes âgées ? Projets en cours et pistes futures.

1. La Croix Jaune & Blanche de Bruxelles mène un projet pilote “ Infirmières de Nuit“, financé par l’INAMI, qui vise la mise en place d’un service de soins infirmiers de nuit pour les patients de plus de 60 ans en Région de Bruxelles-Capitale. Ce projet vise le maintien ou le retour à domicile après un séjour en institution pour les personnes âgées, fragilisées et en perte d’autonomie dans des conditions optimales de sécurité et de bien être, en offrant une réelle continuité des soins entre les prestations de jour et de nuit.

2. Parking Plus : Une vignette est attribuée aux personnes qui délivrent les soins, leur permettant de se garer devant les garages aux alentours. Ceci afin de faciliter leur mobilité.

3. Un autre secteur à développer est l’accueil de crise : Ces structures permettent à la personne âgée de séjourner de manière transitoire (2-3 jours) après une hospitalisation avant de retourner chez eux. Le projet est lancé avec 2 lits. L’objectif à court terme est d’augmenter le dispositif.

4. Soutenir les soins de santé.

Quand les personnes âgées deviennent dépendantes, il faut soutenir le maintien à domicile en :

–  Encourageant le recours à la médecine générale (sous-utilisée à Bruxelles). Les personnes âgées ont tendance à avoir recours aux soins de spécialistes qui ne se déplacent pas à domicile

– En diminuant le nombre de lits hospitaliers : les moyens sont sur-utilisés dans les hôpitaux et sous-utilisés dans le maintien à domicile.

5. En favorisant le développement du secteur infirmier. Le nombre d’infirmiers à domicile est trop faible. Cela est lié pénurie générale du secteur. Il faut avoir une réflexion générale afin d’élaborer des pistes de solutions afin de valoriser le métier.

Parallèlement à cela , on constate que seul 15% des infirmières prodiguent des soins à domicile (notamment du à une piètre valorisation financière) alors que ce secteur, selon plusieurs études, est celui qui dont il ressort une plus grande implication affective de la part des soignants.

IV.              Promouvoir le congé pour assistance familiale

 

Il existe toute une série de situations  pour lesquelles un travailleur a droit à un congé ou encore le droit de s’absenter de son travail pour l’accomplissement d’obligations et missions ou pour faire face à des situations familiales. Il existe un congé d’adoption, congé-éducation payé, congé pour soins palliatifs, etc.

Nous proposons, dans le cadre de la réforme globale du système des congés, initié au niveau fédéral avant la chute du gouvernement, d’introduire un congé pour assistance familiale, afin que toute personne qui souhaite s’occuper d’un parent durant une partie de son temps, puisse obtenir une compensation financière. Cela permettrait aux parents de faciliter la continuité du lien social familial avec la personne âgée.

Cela pourrait s’illustrer par la prise en charge de la personne âgée par un membre de sa famille durant 4H/semaine.  La compensation financière du crédit temps serait valorisée par rapport à la situation actuelle qui est de 120 euros pour 1/5 temps.

Communiqué de presse du 30 septembre 2010