Prévention contre le cancer du sein et plus particulièrement auprès des femmes immigrées

En Belgique, plus de 9000 cas de cancer du sein sont diagnostiqués chaque année. Ce sont les femmes entre 50 et 69 ans qui sont le plus exposées : elles représentent la moitié des cas. Le cancer du sein est d’ailleurs la première cause de décès chez les femmes cinquantenaires.

Si aujourd’hui on connaît certains risques associés au cancer du sein (tabagisme, consommation d’alcool, obésité), on ne connaît pas les causes de cette maladie et on ne peut donc pas empêcher son apparition.

Par contre, on peut favoriser l’issue du traitement en identifiant le cancer du sein plus tôt. C’est le but du dépistage.

Comme la plupart des pays européens aujourd’hui, la Belgique a mis en place un programme de dépistage systématique auprès des femmes de 50 à 69 ans:

Dans le pays, des Centres de Coordination sont chargés d’envoyer l’invitation au dépistage tous les deux ans. Les femmes qui reçoivent cette invitation peuvent prendre rendez vous dans une unité de mammographie agréée. L’examen consiste en la prise de 4 clichés radiologiques (2 pour chaque sein). Ces clichés sont ensuite examinés par 2 radiologues différents, éventuellement par un troisième si les 2 premiers ne sont pas d’accord. En cas d’anomalie, ce qui arrive dans 10 % des cas, la femme est convoquée pour des examens complémentaires. 9 fois sur 10, ces examens concluront qu’il ne s’agit pas d’un cancer. Mais une fois sur dix, le diagnostic de cancer sera établi. Le traitement pourra alors être entamé immédiatement, à un stade précoce de la maladie, avec un bon pronostic.

Si elle se réjouit de cette invitation à un dépistage systématique, la députée Mahinur OZDEMIR s’inquiète également de l’impact que cette invitation peut avoir auprès des femmes d’origines étrangères.

En effet, selon le rapport de l’asbl « Question Santé », il s’avère que si « les données statistiques permettent de penser que la prévention en matière de cancer du sein a été relativement bien comprise et intégrée par les femmes d’origines belges, de même que par les ressortissantes de pays de l’Union européenne, il en irait en revanche tout autrement chez les femmes des communautés turques, maghrébine et d’Afrique subsaharienne de condition sociale modeste. »

Mahinur OZDEMIR a donc envoyé une interpellation aux Ministres en charge de la santé afin que ces derniers lui confirment la mise en place d’un accompagnement spécifique à ce sujet pour les femmes d’origine immigrées.