Question orale en Commission Environnement – Mardi 17 mars 2015

Ce matin, en commission environnement, j’ai posé une question à Mme Céline Frémault, Ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargée du Logement, de la Qualité de Vie, de l’Environnement et de l’Energie, concernant le bilan et le développement de l’éducation à la consommation durable et responsable à Bruxelles.

Madame la ministre,

L’éducation à la consommation vise à faire acquérir les compétences, les comportements et les connaissances indispensables à la vie dans nos sociétés de consommation. Elle devrait aider les consommateurs et en particulier les plus jeunes à gérer leur vie quotidienne d’une manière plus responsable et surtout plus durable.

Dans le contexte que connait notre planète, d’épuisement de ressources naturelles et de réchauffement climatique, cet apprentissage me parait essentiel afin d’apprendre aux générations futures à consommer de manière moins consumériste.

S’ajoute à ce constat une tendance sociétale de plus en plus affirmée qui consiste à pousser les individus à consommer de plus en plus de manière parfois excessive des produits pas toujours des plus utiles, et dont durée de vie est parfois assez courte, entrainant ainsi des effets négatifs sur notre environnement global. Une consommation responsable et durable peut aussi amener les gens à moins dépenser, ce qui dans le contexte de crise du pouvoir d’achat que connaissent de nombreux ménages à Bruxelles, est positif.

Je sais que dans notre Région, toute une série de choses existent, comme le projet « Bubble », qui met en réseau les écoles bruxelloises en action pour l’environnement ; l’installation avec les enfants de potagers dans les écoles ou encore des animations en alimentation durable et sur la gestion d’énergie et des déchets.

Madame la Ministre,

Comment pérenniser cette initiation à la consommation durable dès l’école ? Comment aussi booster cette politique ?  Il s’agit là d’une facette extrêmement importante des politiques de conscientisation aux enjeux environnementaux. Prévenir plus que guérir, faire de nos enfants les acteurs du développement durable d’aujourd’hui et de demain : tels doivent être les objectifs qui nous guident.

Tout ceci, Madame la ministre m’amène à vous poser les questions suivantes :

  • Disposez-vous déjà d’évaluations des politiques menées en ce domaine ? Si oui, est-ce qu’il y a des initiatives qui portent mieux leurs fruits que d’autres ?
  • Comment serait-il possible d’aller plus loin en la matière afin d’encore plus conscientiser les jeunes sur ces sujets ?
  • Comment s’organisent les partenariats avec les Communautés pour développer et donner une ampleur supplémentaire à ce processus de conscientisation à la consommation maligne et durable ?

Je vous remercie pour vos réponses