Sereine, malgré une exclusion injustifiée

Ce vendredi 29 mai 2015, le cdH a pris la décision de m’exclure sous la pression politique et médiatique de ces derniers jours. Pourtant, ma position a toujours consisté à reconnaitre toutes les tragédies humaines et je respecte la mémoire de toutes les personnes qui ont perdues la vie.

Dans l’histoire de l’humanité, toutes les nations font face à leur passé et c’est par un travail de mémoire que nous pourrons arriver à réparer les injustices dans le monde. Il est en effet très facile de porter des jugements sur les faits de l’histoire des autres. N’oublions pas que la Belgique a pris du temps pour reconnaitre le génocide rwandais. Que dire de notre passé colonial au Congo ou de celui de la France sur les massacres en Algérie ?

Pour ceux qui s’enferment dans le débat sur la terminologie, je les invite à relire les propos de notre Ministre des Affaires Etrangères qui a rappelé la position de la Belgique lors d’une séance à la Chambre au mois d’avril 2015: « il ne nous parait pas opportun que d’autres instances se substituent au pouvoir judiciaire sur le terme génocide ». A quoi rime donc cet acharnement sélectif ?

Pour ma part, je condamne fermement tous les massacres de l’histoire et je pense que nous devrions employer notre énergie à faire en sorte que ceux qui se déroulent – sous nos yeux aujourd’hui – cessent immédiatement. La situation actuelle des Rohingyas en Birmanie, ou encore bien d’autres souffrances dans le monde, font l’objet d’un silence international assourdissant, en ce compris dans notre Europe.

J’ai toujours lutté contre le rejet, la haine, la stigmatisation des personnes et des communautés quelles qu’elles soient. Ce sont les valeurs démocratiques de respect, d’humanisme et de liberté d’expression qui m’ont poussées à m’investir en politique. C’est pour ces mêmes valeurs que je continuerai à contribuer au dialogue et non à l’exclusion.

Dans l’attente d’un heureux événement dans les prochaines semaines, je garde ma sérénité et je remercie les nombreuses personnes qui m’ont témoignées du soutien face à cette exclusion injustifiée.

Mahinur OZDEMIR, Députée bruxelloise